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Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,
Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique,
Chers compatriotes,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,
Tout d’abord, je voudrais exprimer ma profonde reconnaissance à chaqun de vous ici présent d’avoir répondu à l’invitation de prendre part à cette réception d’Etat organisée aujourd’hui à l’occasion du 70-ème anniversaire de la Grande Victoire sur le nazisme allemand.
Les nations de l’Union Soviétique, le peuple russe ont joué un rôle clé dans la destruction de la machine militaire de l’Allemagne nazie et de la coalition hitlérienne et leur capitulation sans condition. Les peuples de l’Union Soviétique ont payé un très lourd prix pour cette Grande Victoire. La Grande Guerre Patriotique en URSS contre l’Allemagne hitlérienne entre le 22 juin 1941 et le 9 mai 1945 a emporté les vies de plus de 26 millions de citoyens soviétiques. Etant donné que deux tiers de ce nombre incroyable de victimes étaient constitués pour la plupart des civils de notre pays. Au cours des opérations militaires l’Union Soviétique a perdu le tiers de son potentiel économique et du patrimoine immobilier.
Durant la guerre les citoyens de l’Union Soviétique ont fait preuve d’un courage extraordinaire, de la résistance et du patriotisme. Le courage et la fermeté des gens soviétiques étaient motivés avant tout par le refus de reconnaître le nazisme comme une idéologie et un système de valeurs. Le peuple russe et les autres populations de l’Unison Soviétique n’ont pas pu admettre l’hégémonie de la seule nation allemande proclamée par les idéologues du nazisme comme une « nation exceptionnelle » qui serait de meilleures qualité et dignité par rapport aux autres nations et peuples du monde entier. Le peuple soviétique n’accepta pas la situation selon laquelle la seule race blanche appartiendrait au genre humain et les autres races seraient traitées en qualité d’esclaves et de « sous-humains », soit en allemand « undermensh », et pour comble, certains peuples, tels que les slaves, les juifs et autres, seraient prédestinés au génocide et à l’extermination totale.
La Victoire sur le nazisme allemand et la coalition hitlérienne a été remportée par la Russie alliée aux Etats-Unis d’Amérique et à la Grande Bretagne. Ces puissances alliées ont prêté secours à l’Union Soviétique par la livraison des armements, du matériel et des produits alimentaires. Des centaines des milliers de soldats américains et anglais ont donné de leurs vies dans les combats contre les armées de la coalition hitlérienne après l’ouverture en 1944 du Second Front en Europe. La lutte des patriotes chinois contre les agresseurs japonais a aussi été d’une grande importance stratégique. Cette lutte a paralysé les militaristes japonais, ne leur a pas permis d’ouvrir à l’Extrême Orient un front contre l’Union Soviétique et a donné la possibilité aux armées soviétiques de concentrer toute la bataille en directions de l’ouest. Les patriotes-partisans et les combattants de l’organisation de résistance de la France Libre dirigée par Charles de Gaulle ont apporté leur contribution à la Victoire sur le nazisme. En Russie, on se souvient toujours des dizaines de pilotes français de l’escadron de chasse Normandie-Niémen. A cet égard, le fait que le siège du général de Gaulle s’est trouvé au Cameroun, mérite d’être mentionné. La lutte des partisans yougoslaves sous le commandement du maréchal Josip Broz Tito a eu une importance inestimable. Nous gardons en mémoire la lutte courageuse des partisans grecs, des antifascistes espagnols et de tous les autres. Ce n’est pas seulement les peuples de la coalition anti-hitlérienne qui se sont levés au combat contre le fascisme mais aussi tous les braves gens, même des pays officiellement alliés de Hitler.
Je demande à tout le monde ici présent d’observer une minute de silence en mémoire de ceux qui ont donné de leurs vies dans la bataille contre le fascisme et payé le plus haut prix pour la Grande Victoire. (Minute de silence). Je vous remercie.
La Victoire sur la coalition hitlérienne dans la Seconde guerre mondiale, les leçons que les alliés et les autres nations ont tiré de la lutte sanglante contre le fascisme, ainsi que la compréhension mutuelle qui s’est formée durant la guerre entre les personnalités éminentes de la coalition anti-hitlérienne Joseph Staline, Franklin Delano Roosevelt et Winston Churchill ont permis de créer cet ordre mondial d’après-guerre et le système de la sécurité universelle sous l’égide des Nations Unies dans lesquels les peuples de notre planète cohabitent depuis les derniers soixante-dix ans. La collaboration entre l’Union Soviétique, les Etats-Unis d’Amérique et la Grande Bretagne a permis au cours des Conférences de Yalta et de Potsdam de formuler par consensus les postulats refutant l’idéologie fasciste ainsi que les grands principes du droit international pris ensuite à San-Francisco comme base de la Charte de l’Oranisation des Nations Unies. Ce sont la confirmation de l’égalité des races et des nations, le droits des peuples de disposer d’eux-memes, le respect de la souveraineté et la non-intervention dans les affaires intérieures. C’est le respect de l’authenticité religieuse et culturelle des peuples dans toute leur diversité. C’est la reconnaissance de la sécurité égale à tous, du droit à l’autodéfense et à la défense collective. C’est l’interdiction de recours à la force dans les relations internationales sans l’autorisation du Conseil de Sécurité de l’ONU.
Le potentiel de l’ONU crée en 1945 et du système du droit international ainsi formé s’est montré efficace afin de préserver notre planète d’une nouvelle guerre mondiale. L’idéologie et les normes de droit fixées dans la Charte des Nations Unies ont permis aux peuples de la planète de mettre fin au colonialisme. En aspirant à en finir avec le jeu des nerfs dans le style de la guerre froide et à concentrer les efforts de tous les peuples de la planète pour le développement socio-économique, le dernier leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev a voulu arrêter la polémique idéologique et l’opposition des blocs, surtout de l’OTAN et du Pacte de Varsovie en Europe. Le Pacte de Varsovie a été dissous. Mikhaïl Gorbatchev avec le Chancelier Helmut Kohl a contribué à la réunification de l’Etat allemand.
L’administration de la nouvelle Russie a proposé à la communauté d’Europe occidentale une conception de partenariat stratégique, la construction conjointe d’une « Grande Europe » sur l’étendue de Lisbonne jusqu’à Vladivostok. En 2008, le Président russe, à l’époque Dmitry Medvedev, a proposé aux européens occidentaux une nouvelle convention universelle sur la sécurité européenne qui fixerait de nouvelles réalités en Europe.
On ne peut pas nier l’évidence que ces dernières années nous vivons dans un monde tendu et turbulent. On obsèrve des forces qui voudraient modifier cette organisation mondiale d’après-guerre afin de faire obstacle à sa transformation en monde multipolaire où les processus globaux seraient invariablement réglés par une institution universelle qui est l’ONU, à base du droit internatinal existant.
Aujourd’hui, on entend des affirmations que la crise en Ukraine est devenue la raison d’un nouveau désaccord entre la Russie et les Etats occidentaux. Ce n’est pas vrai. La véritable raison de cette divergence est le refus net en Russie du scénario d’un monde unipolaire. C’est contre un monde unipolaire pareil à la tête d’une « nation allemande exceptionnelle » conduite par Adolph Hitler que notre pays a fait la guerre entre 1941 et 1945. Nous n’acceptons pas les « doubles standards », la non-reconnaissance et la manipulation du droit international et de l’Oranisation des Nations Unies, le recours incontrôlable par la communauté internationale à la force dans les affaires internationales. Il est inacceptable d’utiliser l’information comme « nouveau type d’arme de destruction massive », d’intervenir dans les affaires intérieures des Etats souverains, d’inspirer de différentes « révolutions de couleur », de putschs et de destitutions de gouvernements légitimes.
Mesdames et Messieurs,
Le soixante-dixième anniversaire de la Victoire sur le nazisme allemand offre l’occasion pour faire appel à tous les gens de bonne volonté à l’union et à la vigilence afin de ne pas permettre la renaissance de l’idéologie misanthropique fasciste, de ne pas laisser ses adeptes imposer leur hégémonie locale, régionale et puis mondiale.
Nous célébrons cet anniversaire de l’histoire de l’humanité au Cameroun, pays qui est menacé par le groupe terroriste Boko Haram dont l’idéologie et les pratiques sont bien apparantées avec les idées et les pratiques du nazisme. Nous observons un grand élan patriotique du peuple camerounais, l’héroïsme et le courage des soldats camerounais à la défense intrépide de leur Patrie.
La Russie, tenant compte de son expérience historique, éprouve la sympathie et la solidarité avec le peuple du Cameroun, ses soldats et son gouvernement. Nous avons accordé au gouvernement camerounais une aide humanitaire en faveur des milliers de réfugiés du Nigéria et de la République Centrafricaine se trouvant sur son territoire. Bien récemment, les gouvernements de la Russie et du Cameroun ont signé l’Accord sur la coopération militaire et technique. La Russie est prête à côté des autres partenaires du Cameroun à apporter un appui au réarmement et à la modernisation des forces armées et des services de sécirité camerounais, à assurer un potentiel de défense solide de ce pays pacifique et ami.
Je voudrais profiter de l’occasion qui m’est ainsi offerte pour remercier le Président de la République du Cameroun S.E. Paul Biya, le Ministre de la Communication S.E. Bakary Issa Tchiroma, l’administration des chaînes de télévision camerounaises telles que la CRTV, Vision 4 et Canal 2 pour leur aimable accord d’organiser ces jours au Cameroun la projection de films soviétiques et russes consacrés à la guerre contre le fascisme allemand.
Je lève mon verre
à la santé du Président de la République du Cameroun, Son Excellence Paul Biya,
au succès de l’armée camerounaise dans la lutte contre Boko Haram,
au bonheur et à la prospérité du peuple camerounais,
à la santé de vous tous !
Je vous remercie.